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Unspoken conversations (conversations tacites)

  • Exposition

Du mardi 4 février au samedi 28 mars
De 11à 19h

Hall du théâtre

Photographies Rania Matar


Entrée libre

« Ce corpus de photographies explore la féminité à deux étapes importantes de la vie : l’adolescence et l’âge moyen. Alors que je photographiais des adolescentes dans A Girl and Her Room, des jeunes filles dans L’Enfant-Femme et des femmes adultes dans Women Coming of Age, je me suis retrouvée progressivement à inclure mère et fille sur la même photo. Mon attention est passée de l’individu singulier au collectif, combinant et cumulatif. Les regards occasionnels, les gestes de la main, les changements subtils dans le langage corporel, la proximité physique (ou l’absence de celle-ci), les embarras partagés, la vulnérabilité et les incertitudes sont devenus le centre des photographies. Les regards et les émotions du sujet sont combinés dans un seul cadre, transmettant simultanément la singularité et l’universalité de la complexe relation mère-fille.
Dans ce travail, comme dans le reste de ma pratique artistique, je cherche à me concentrer sur notre essence, notre physicalité, notre vulnérabilité, sur le fait de grandir et de vieillir – les points communs qui font de nous des êtres humains, de mettre l’accent sur les similitudes dissimulées plutôt que sur les différences apparentes entre les cultures et, en fin de compte, de trouver la beauté dans notre humanité commune. » Rania Matar

Rania Matar est née et a grandi au Liban, puis s’est installée aux Etats-Unis en 1984. En tant que femme et mère américaine d’origine libanaise, son parcours, son expérience interculturelle et son histoire personnelle façonnent ses photographies. Elle dédie son travail à l’exploration des questions d’identités collectives et personnelles, à travers des photographies de femmes, de l’adolescence à l’âge adulte – à la fois dans son Moyen-Orient natal et aux Etats-Unis, son pays d’adoption – dans l’idée de se concentrer sur les notions d’identité et d’individualité au sein du contexte de l’universalité sous-jacente de ces expériences. Le travail de Rania Matar a été largement publié et exposé dans des musées du monde entier, dont le Musée des Beaux Arts de Boston, le Carnegie Museum of Art, le National Museum of Women in the Arts, et bien d’autres. Le musée d’Art de Cleveland et le Musée Amon Carter lui ont récemment dédié une rétrospective de mi-carrière : In Her Image: photographs by Rania Matar.
Elle a reçu plusieurs subventions et récompenses telles que la Bourse Guggenheim 2018, la récompense de l’artiste en résidence de la Fondation Andrew W. Mellon à la Gund Gallery du Kenyon College en 2017, le Legacy Award du Griffin Museum of Photography en 2011, et une bourse de la part du Conseil Culturel du Massachusetts en 2007. En 2008, elle est arrivée finaliste du Foster Award à l’Institut d’Art Contemporain de Boston. Son travail fait partie des expositions permanentes de plusieurs musées, institutions et collections privées dans le monde entier. Elle a publié trois ouvrages : L’Enfant-emme (2016), A Girl and Her Room (2012), Ordinary Lives (2009).

Vernissage mercredi 5 février à 18h30