Le Liberté La saison

Denis Rouvre

Hall du théâtre

Sumo | photographies
Lamb, Black Eyes, Co-Incidence | vidéos


Entrée libre

Co-voiturage

Jusqu’où les hommes sont-ils capables d’aller pour dépasser leurs limites ?
Que sont-ils prêts à endurer pour mettre leur finitude entre parenthèses et repousser l’ultime échéance ? Cette question existentielle constitue le fil rouge de l’œuvre de Denis Rouvre. Depuis la fameuse série Sortie de Match en 2006, l’artiste s’attache à photographier des figures héroïques. Qu’ils soient champions de rugby ou de lutte sénégalaise, Sadhus vénérés de Bénarès attendant sereinement leur mort ou Japonais ordinaires ayant survécu au dramatique tsunami de 2011, tous ont su braver leur condition de simples mortels. Avec cette dernière série consacrée aux sumo, Denis Rouvre poursuit cette quête photographique. [...] À l’opposé de la puissance virile des lutteurs sénégalais de la série Lamb, c’est ici la délicatesse presque féminine des O-sumo-san qui retient notre attention. Leurs canons esthétiques sont aux antipodes des codes de la virilité occidentale : longs cheveux de jais relevés en chignon, lèvres fines et ourlées, silhouettes rondes et voluptueuses. Photographiés juste après l’entraînement, ces hommes sont saisis dans une gravité de l’instant. Ce tempo si particulier du relâchement après l’affrontement est propice à une prise de vue au résultat souvent inattendu. Apparaissent alors la fatigue, l’absence à soi-même mais aussi une impression de puissance assez subtile qui passe d’abord par la posture et le regard. Et si certains visages semblent impassibles, les cheveux collés de sueurs, les peaux trempées par l’argile du dohyō attestent de la réalité de l’affrontement.

DENIS ROUVRE est né en 1967. Il vit et travaille à Bagnolet. Depuis 1992, il tire le portrait des stars qui s’affichent et depuis quelques années d’êtres anonymes aux vies ordinaires et aux destins extraordinaires, ceux qu’il nomme lui-même les « figures héroïques ». Ses séries personnelles, recherches sur la puissance et la fragilité de l’homme, sont exposées en France et à l’étranger. Les Rencontres d’Arles ont présenté lors de leur édition 2014 sa série Des Français. Identités, territoires de l’intime. En 2015, le Museum Kunst der Westküste en Allemagne présente Low Tide et la galerie Barbado à Lisbonne l’affiche aux côtés de Nadav Kander, Arno Rafael Minkkinen et Martin Parr dans le cadre de l’exposition Portrait of the World. Hélène Bailly Gallery a présenté sa nouvelle série, Black Eyes, dans le cadre du Mois de la Photo du Grand Paris en 2017. Ses portraits sont publiés dans les plus grands titres de la presse nationale et internationale. Il a été récompensé par des prix prestigieux : 3 World Press Photo – en 2013 pour sa série Sumo, en 2012 pour une image de la série Low Tide, en 2010 pour sa série Lamb –, le Hasselblad Masters Portrait 2012, un SONY World Photography Award 2011 pour sa série After Meeting. Il a publié plusieurs livres : Sortie de match aux Éditions de la Martinière, Lamb et Low Tide – Le Japon du chaos chez Somogy Éditions d’Art. Sa plus récente série, Des Français. Identités, territoires de l’intime a été publiée également chez Somogy en 2014. Sâdhus, aux éditions Stockmans, est publié en 2018 à l’occasion de son exposition à PARIS PHOTO.
(Source : www.rouvre.com)

Vernissage jeudi 6 décembre à 18h30 | solo du chorégraphe Maxime Cozic
En partenariat avec la Société Ricard.