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Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

  • Théâtre

vendredi 29 et samedi 30 mars
20h

Salle Fanny Ardant

Durée : 1h10

Texte Darina Al Joundi avec la complicité de Mohamed Kacimi
Mise en scène et scénographie Alain Timár

Avec Darina Al Joundi

Grandir sous les bombes, défier la mort et arracher sa liberté. Seule en scène, Darina Al Joundi fait le récit de sa vie au Liban. Un récit lumineux et poignant, chant de résistance et d’espoir.

Ne vous fiez pas au titre. Le jour où Nina Simone a cessé de chanter est en fait le jour où le père de Noun s’est éteint. Le soir de ses funérailles, alors que les psalmodies du Coran retentissent, la jeune femme coupe le son et s’enferme dans la chambre mortuaire pour lui dire tout ce qu’elle a sur le cœur.
Noun, c’est Darina Al Joundi. Comédienne depuis l’âge de huit ans, c’est une enfant de la guerre. Elle a grandi à Beyrouth, sous les bombes. Son père, un écrivain et journaliste syrien assassiné en pleine rue, a voulu en faire une femme libre, sans tabou. Son legs est précieux : le goût de la liberté. Mais lorsque la liberté est impossible, n’est-ce pas un cadeau empoisonné ?
Seule en scène, yeux de braise et robe rouge sang, la comédienne déroule vingt-cinq ans de sa vie. Une vie brisée par le retour de l’ordre religieux, la mort qui rôde et banalise tous les excès. Car dans Beyrouth occupé, on s’enivre, on se drogue, on danse jusqu’à épuisement... Et l’on rit aussi. De l’absurdité de la guerre et des hommes. On rit jusqu’à ce que la dérision laisse place à la révolte et la colère. Car Darina a payé son insolence au prix le plus fort. C’est aujourd’hui une femme libre. Sa plus belle victoire.

Lumière et son Hugues Le Chevrel
Costumes Marie-Hélène Bouvet

Un spectacle présenté par Acte 2
En accord
avec le Théâtre des Halles, Avignon

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