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Quentin Houdas

Exposition

Du jeudi 4 avril au samedi 8 juin
de 11h à 19h

Série de portraits dédiés à la transversalité de l’identité sexuelle et du genre, Queer reprend les codes du portrait du XIXe siècle pour valoriser ses sujets et déplacer la question de la représentation. En effet, les homosexuels, trans et bis photographiés sont saisis, non pas dans l’exubérance et la démesure qu’on leur attribue généralement, mais dans une posture digne et gracieuse, celle des nobles de la cour à Versailles. Les mains délicatement jointes et les yeux rêveurs, l’allure chevaleresque. Hors des règles établies, le photographe propose ainsi une mise en scène qui force le regard à changer. Les questions d’appartenance à un genre ou une sexualité sont dépassées pour ne retenir que celles de la rencontre et du face-à-face avec une personne. Loin de tout communautarisme, l’artiste laisse ouvert le dialogue en immortalisant ses sujets dans les jardins du château de Versailles...

Photographe et enseignant, Quentin Houdas collabore avec plusieurs titres de presse en tant que portraitiste et agences de communication. Son travail artistique est diffusé en galerie et grâce au tissu associatif international. Il réalise sa première exposition à Paris à l’âge de vingt ans et se destine depuis à rendre visible les anonymes du quotidien à travers une forte dimension sociale. En 2016, il réalise sa série Queer auprès du mouvement LGBT qui sera récompensée et diffusée à grande échelle ; à cette occasion il sera nommé parrain de la Marche des Fiertés et deviendra lauréat du prix Jeunes Talents des Agents Associés. Jusqu’au début 2019, il tient une chronique sur le Huffington Post qu’il consacre à la rencontre avec des personnes habituellement éloignées des lumières médiatiques, notamment à un demandeur d’asile, à un chômeur, à un père-noël saisonnier, à un drag queen, qu’il photographie et dont il recueille la parole. En 2017, il va à la rencontre de réfugiés et demandeurs d’asile LGBT pour sa série Bannis. Ses portraits se veulent engagés esthétiquement avec certains canons empruntés au vocabulaire classique qui interrogent le rapport entre l’image et la représentation sociale du « migrant ». Ils sont à la frontière de l’art et du journalisme avec une forte présence du texte pour soutenir les témoignages de ces inconnus. Parallèlement à ces travaux, Quentin Houdas développe un langage artistique à travers des recherches sur la vie nocturne, les fleurs, le paysage et l’écrit.

Vernissage jeudi 4 avril à 18h30 en partenariat avec la Société Ricard.