Le Liberté La saison

La pyramide humaine

Hall du théâtre

Jean Rouch

Entrée libre

Un événement du Centenaire Jean Rouch 2017

Co-voiturage

En partant de La pyramide humaine (1959-1961), célèbre film
« expérimental » de Jean Rouch questionnant le racisme à la fin de la période coloniale en Afrique, nous proposons au public, dans cette exposition aux multiples facettes, de feuilleter quelques pages des « carnets » remplis par Jean Rouch au fil de ses tentatives de construction de l’inaccessible mais nécessaire pyramide humaine, au-delà du visible et de l’invisible…

Un carnet de ses photos d’abord, constellé de lieux, d’attitudes et de portraits de personnes qui regardent, se regardent, nous regardent, et nous font les regarder. Un carnet de photogrammes tirés de ses films, suspendant le mouvement, motif fondamental d’une œuvre à la dynamique constante. Un carnet de ses enregistrements sonores inédits, préservant la mémoire de chants rituels et de travail, ou de paroles précieuses de mineurs et d’anciens écoliers. Un carnet d’extraits de ses films, déployant les registres des relations humaines, du grave au joyeux, du burlesque à l’intime. Et hors les murs enfin, en écho à certaines de ses pratiques et à certains motifs de l’œuvre, un carnet de photographies réalisées par des femmes d’Afrique, parfaites amatrices, pour le projet Atelier Avant Seize. Ces carnets exposés seront complétés d’une riche programmation dans la salle du théâtre de films de Jean Rouch et de films « africains » plus ou moins liés à son œuvre.

(Andrea Paganini, chercheur, délégué général du Centenaire Jean Rouch 2017 et commissaire de l’exposition)

 

JEAN ROUCH
On célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance de Jean Rouch. Ingénieur des ponts et chaussées, ethnographe, anthropologue, cinéaste, poète, il nous a laissé en héritage plus de 180 films, des ouvrages inégalés sur les religions africaines, des photographies, des écrits et même une pièce de théâtre, qui sera mise en scène pour la première fois en 2018, par Charles Berling. Jean Rouch repose depuis 2004 au cimetière de Niamey, dans ce pays, le Niger, qu’il avait découvert presque adolescent encore et qu’il avait adopté comme sa deuxième patrie, un petit paradis sur terre comme il aimait à le dire. À Paris, il était un « maître », une personnalité reconnue de tous, œuvrant sans relâche, au sein du Comité du film ethnographique, du CNRS, de la Cinémathèque française, de l’Unesco – entre autres. Il a renouvelé l’anthropologie visuelle et l’approche documentaire, inventé le cinéma direct, ouvert des voies originales à la fiction, filmant caméra à l’épaule avec une écriture filmique inédite, stimulant la Nouvelle Vague comme l’a écrit Jean-Luc Godard. En Afrique, Jean Rouch avait trouvé des amis et une vraie liberté. Curieux, drôle, rieur, amoureux de la vie et des images, nourri des histoires de tous ceux qu’il a côtoyés, Jean Rouch aura été également un des premiers à évoquer les migrations, les villes mondes, les pulsations des indépendances. Provocants, subversifs parfois, beaucoup de ses films furent le fruit d’un travail en commun, élaboré avec sa bande de camarades au Niger ou en Côte d’Ivoire. Moi un Noir, Jaguar, La Pyramide humaine, Petit à petit, La Chasse au lion à l’arc, pour ne citer que ses films les plus connus, sont aujourd’hui encore d’une grande modernité. Bricoleur de génie, dénicheur de talents, amoureux de l’Afrique et des images, Rouch reste un des grands passeurs de la modernité.

(Catherine Ruelle, présidente de l’association Centenaire Jean Rouch 2017)

Vernissage jeudi 7 décembre à 18h30

Site internet

Site officiel du Centenaire Jean Rouch 2017 
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Centenaire Jean Rouch 2017

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