Le Liberté La saison

Tous les artistes sont-ils fous ?

Salle Daniel Toscan du Plantier

Avec René Caussanel, Jean-Marie Cartereau, Yannick Oury-PullieroElisabeth Tanner et Charles Berling

Entrée libre

Tarif théma :

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Co-voiturage

La question mérite d’être posée tant le monde des artistes semble avoir été marqué au cours des siècles par la folie et les troubles psychiques. Comme le disait Aristote « Il n’y a pas de génie sans un brin de folie », alors a-t-on tort ou raison de vouloir systématiquement associer folie et génie créatif ?

René Caussanel est né en 1951 à Rodez. Il a travaillé comme scénographe pour les mises en scène de Jean-Louis Martinelli de 1993 à 1999. Il se consacre aujourd’hui à son art avec opiniâtreté, au service de la couleur, des formes et de la poésie. Ces portraits, exposés dans le hall du Liberté, petite partie d’un ensemble de plus de deux cents, ont été conçu à la clinique psychiatrique de La Borde entre 2000 et 2004. René Caussanel, pensionnaire parmi les pensionnaires, a partagé leur quotidien pendant près de deux ans et y est revenu régulièrement jusqu’en 2004 afin de poursuivre ce projet, avec l’indéfectible attention et soutien de Jean Oury, psychiatre-directeur de la clinique. La plus fidèle des modèles de René Caussanel avait qualifié son travail de « portraithérapie ».

Jean-Marie Cartereau est artiste-peintre et expose aussi bien dans le sud de la France, qu’à Paris, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne ou à Montréal. Il est également responsable culturel de l’atelier d’art du centre hospitalier Henri-Guérin à Pierrefeu-du-Var. Cet espace d’expression et de liberté, conçu par Henri Comby - sculpteur, initiateur du projet -, Carla van der Werf et Jean-Marie Cartereau - plasticiens -, et pérennisé depuis par l’institution, a vu le jour le 4 juin 1987 à l’occasion des célébrations du centenaire de l’établissement organisées par l’association Le centenaire et après.

Née le 15 mars 1955, Yannick Oury-Pulliero a grandi à la clinique de La Borde, fondée par le Docteur Jean Oury, son père. Après des études de philosophie à Paris I (Panthéon-Sorbonne) elle a collaboré pendant deux ans comme rédactrice à la revue franco-italienne Spirale (revue de psychanalyse et de culture) à Paris (1980-1982). Depuis 1983, exerçant la psychanalyse, elle partage son temps entre la clinique de La Borde et son cabinet parisien. Depuis 2012, elle tient un séminaire mensuel à La Borde sur l'œuvre de Jean Oury et un deuxième séminaire à Paris depuis 2015 dans le cadre de l'enseignement dispensé par l'association psychanalytique Espace analytique. Elle est actuellement co-gérante de la clinique.

Elisabeth Tanner est agent artistique depuis plus de vingt ans. Elle est désormais à la tête de sa propose agence, Time Art. Elle est l’agent artistique, entre autres, de Charlotte Rampling, Nathalie Baye, Sophie Marceau, Claude Brasseur, Patrick Bruel, Raphaël Personnaz et Charles Berling.

En parallèle à une carrière essentiellement théâtrale, entamée depuis de nombreuses années aux côtés des plus grands metteurs en scène (Moshe Leiser, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Claude Régy, Alain Françon, Jean-Louis Martinelli, Ivo van Hove), Charles Berling se fait connaître du grand public par le film Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet et surtout, en 1996, Ridicule de Patrice Leconte. Il alterne films populaires (Père et Fils, 15 août, Le Prénom…) et d’auteur (L’Ennui, L’Heure d’été…). Ce comédien revendiquant sa liberté s’investit dans des aventures collectives qui lui donnent l’opportunité de prendre des responsabilités dépassant celle du jeu. Sa maison de production cinématographique participe à la même logique, lui permettant de défendre ses projets documentaires ou de fictions… Avec plus de cinquante rôles au théâtre, tout autant au cinéma, et plusieurs mises en scène, sa curiosité et ses désirs éclectiques ne tarissent pas et l’amènent sur le terrain de l’écriture (son premier roman, édité en 2011, empruntant son titre à Camus, Aujourd’hui, maman est morte, reçoit le prix Jean-Jacques Rousseau) et sur celui de la chanson avec son album Jeune Chanteur, en 2012, dont il écrit la totalité des textes et à l’occasion duquel il se produit sur scène. Il aborde la mise en scène dans les années 1990 et monte Dreck de Robert Schneider en 1997, puis Caligula d’Albert Camus, Fin de Partie, de Samuel Beckett, Gould Menuhin spectacle théâtral et musical et Calek en 2014. En 2016, il met en scène et interprète au Théâtre National de Strasbourg Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès (en tournée sur la saison 2017/2018). Nommé codirecteur du Liberté, scène nationale de Toulon, à son ouverture en septembre 2011, il y défend, avec Pascale Boeglin-Rodier, codirectrice, une politique de créations et une programmation exigeante, des arts vivants aux arts numériques, principalement tournée vers la Méditerranée. En 2015, il est à l’affiche de Vu du pont d’Arthur Miller, mis en scène par Ivo van Hove à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, un rôle pour lequel il obtient le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public.