Le Liberté La saison

Ève n'a pas dit son dernier mot

Salle Albert Camus

Avec Dorothée Munyaneza, Macha Makeïeff, Zabou Breitman, Leïla Slimani, Pascale Boeglin-Rodier et Corinne Vezzoni

Cette table ronde sera modérée par Éric Garandeau qui dirige actuellement au Festival de Cannes le programme Women In Motion sur la place des femmes au cinéma. 

Entrée libre 

Tarif théma :

De grandes artistes de différents pays et disciplines confronteront leurs visions sur la parole et la place de la femme dans l’art et la société.

Originaire du Rwanda où elle a passé son enfance, aujourd’hui de nationalité britannique et vivant à Marseille, Dorothée Munyaneza est une jeune chanteuse danseuse qui s’accomplit au travers de projets musicaux personnels et de participations régulières dans des spectacles de danse contemporaine. Elle chante depuis son enfance, mais c’est en Angleterre, à la Jonas Foundation à Londres, puis à Canterbury où elle étudiait la musique et les sciences sociales, qu’elle a acquis la certitude que la musique serait aussi son métier. Ses premières réalisations professionnelles ont été la participation à l’album Anatomic (AfroCelt Sound System) et la composition et interprétation de la bande originale du film Hotel Rwanda. En 2010, elle sort son premier album solo enregistré avec Martin Russell, le producteur d’AfroCelt Sound System, et collabore au projet du compositeur anglais James Brett, dont l’album intitulé Earth Songs, est sorti sur Itunes en décembre 2012.
Sa rencontre avec François Verret en 2006 lui permet d’entrer sur la scène de la danse contemporaine. Sa volonté est de faire dialoguer la musique avec les autres modes d’expression. Elle participe ainsi à la création de quatre spectacles de François Verret (Sans Retour, Ice, Cabaret et Do You Remember, no I don’t), ainsi que de Noctiluque de Kaori Ito. Aujourd’hui, Dorothée Munyaneza travaille avec d’autres artistes et chorégraphes comme Nan Goldin, Mark Tompkins, Robyn Orlin, Alain Buffard et Rachid Ouramdane, mêle musique afro-folk, danse et textes de Woody Guthrie avec Seb Martel et s’aventure entre danse, poésie et musique expérimentale avec Alain Mahé, Jean-François Pauvros et le chorégraphe Ko Murobushi. En 2013, Dorothée Munyaneza crée la Compagnie Kadidi pour produire ses propres pièces. Samedi détente est la première pièce qu’elle signe en tant que chorégraphe. Elle mène par ailleurs des ateliers, notamment dans l’école de cirque sociale Zip Zap Circus School en Afrique du Sud.

En prenant la direction de La Criée Théâtre National de Marseille le 1er juillet 2011, Macha Makeïeff a pu réunir dans la même maison de théâtre l’ensemble des activités artistiques qu’elle mène depuis 1979, sur et parfois hors des plateaux de théâtre, à la télévision, à l’opéra, au cinéma, ou dans les musées, pour développer un projet inscrit profondément dans le tissu urbain de la ville de Marseille dont elle est originaire et où elle a commencé ses études au Conservatoire d’art dramatique. C’est en 1979 qu’elle rencontre d’abord Antoine Vitez qui lui offrira la possibilité de faire sa première mise en scène, et Jérôme Deschamps avec qui elle commence une aventure de plus de 20 ans dans le cadre de la compagnie Deschamps et Makeïeff. Elle sera de tous les projets de la compagnie : à la mise en scène, à la création des costumes et à celle des décors. C’est ainsi que naîtra sur les scènes de théâtre son style reconnaissable entre tous, qui traverse les vingt et quelques spectacles qui rayonneront à travers la France et hors des frontières entre 1979 et 2008, et dont est tiré également la série télévisée les Deschiens. Ce style, qui allie un regard tendre et drôle à un esprit parfois railleur sur un petit monde d’humains un peu décalés, reste présent dans la démarche de Macha Makeïeff et se retrouve dans les spectacles qu’elle met en scène à La Criée depuis 2012 (Les Apaches en 2012, puis Ali Baba en 2013). Ses affinités musicales la font se consacrer régulièrement à la mise en scène d’opéra, de la Callisto de Cavalli aux Mamelles de Tirésias de Poulenc, en passant par Mozart Short Cuts qu’elle crée en complicité avec Laurence Equilbey. Elle fonde également avec Jérôme Deschamps Les Films de Mon Oncle, qui se consacre au rayonnement international et à la restauration de l’œuvre de Jacques Tati. N’oubliant jamais l’artiste plasticienne qu’elle n’a jamais cessé d’être, elle propose un théâtre inscrit dans des scénographies qui sont de véritables machines à jouer au service des comédiens, univers peuplé d’objets poétiques, univers sentimental et émotionnel qui ne refuse pas la nostalgie du temps passé tout en s’inscrivant dans des problématiques très contemporaines. La Fondation Cartier, le Musée des Arts Décoratifs à Paris, le Festival de Chaumont sur Loire feront appel à elle. Pour la saison 2014/2015, en collaboration avec le MuCEM, elle propose un spectacle qui associe l’auteur Philippe Fenwick à une œuvre d’Isaac Babel publiée en 1931, Les Contes d’Odessa, Odessa ville historiquement multiculturelle jumelée à Marseille. En 2015, elle met en scène aux Nuits de Fourvière Trissotin ou Les Femmes Savantes de Molière qui, entre avant hier et aujourd’hui, interroge drôlement la place des femmes et leurs possibilités d’émancipation dans un monde encore très fortement dominé par le masculin. Elle signe la scénographie de l’exposition consacrée aux costumes de l’Opéra Comique au Centre national du costume de scène de Moulins de février à mai 2015.

Zabou Breitman, fille de l’auteur et comédien Jean-Claude Deret, et de la comédienne Céline Léger, baigne dans le théâtre et le cinéma depuis son enfance. À quatre ans, elle participe au feuilleton Thierry La Fronde, personnage et série inventés et écrits par son père, dans lequel sa mère, y interprète le personnage d’Isabelle. Elle étudie le cinéma, le grec moderne et l’anglais. Elle fait ses débuts au cinéma dans Elle voit des nains partout !. Elle joue également dans La Baule-les-Pins, Cuisine et dépendances ou encore Ma petite entreprise ou La Crise, de Coline Serreau. En 2002, elle joue dans Un monde presque paisible de Michel Deville. Avec Rémi Bezançon Le premier jour du reste de ta vie, elle est également la compagne de Guillaume Canet dans Narco (2004). Puis, L’Exercice de l’état de Pierre Schoeller, Discount de Louis-Julien Petit, C’est le métier qui rentre de Diane Kurys et Je compte sur vous de Pascal Elbé. En 2001, elle réalise son premier long métrage, Se souvenir des belles choses, une comédie dramatique autour de la mémoire, pour laquelle elle remporte trois César en 2003, dont meilleure première œuvre. L’Homme de sa vie son second long métrage sort en 2006. Je l’aimais adapté du roman d’Anna Gavalda, en 2009. No et moi, adapté du roman de Delphine de Vigan en 2010. Au théâtre, elle joue notamment sous la direction de Roger Planchon dans George Dandin de Molière (1987), Jacques Weber dans Tartuffe de Molière (1995), Bernard Murat dans Skylight de David Hare (1998), Daniel Benoin dans La Jeune Fille et la mort d’Ariel Dorfman (1999) Frédéric Bélier-Garcia dans Hilda de Marie Ndiaye (2002), Yasmina Reza pour Comment vous racontez la partie au théâtre du Rond-Point (2014). En 2002, elle met en scène la pièce L’Hiver sous la table de Roland Topor au Théâtre de l’Atelier à Paris (qui remporte les Molière de la meilleure mise en scène, du meilleur spectacle, de la meilleure actrice (Isabelle Carré), du meilleur acteur (Dominique Pinon), du meilleur décor (Jacques Gabel) et de la meilleure lumière (André Diot). En 2005, Blanc à la Madeleine d’Emmanuelle Marie. C’est en 2009 qu’elle reçoit le Molière du théâtre privé et celui de l’adaptation pour sa mise en scène du spectacle des Gens, d’après Raymond Depardon. Suivent La Compagnie des spectres de Lydie Salvayre au Montfort, en 2010, La Médaille au Rond Point toujours de Lydie Salvayre, en 2011 Le Système Ribadier à la Comédie-Française théâtre du Vieux Colombier, L’Enlèvement au Sérail de Mozart, direction Philippe Jordan, à l’Opéra National de Paris (Garnier) et Journal de ma nouvelle oreille (adaptation et mise en scène) de et avec Isabelle Fruchart, à Avignon et au Rond-Point.

Élève du lycée français de Rabat, Leïla Slimani grandit dans une famille de culture française (son père, Othman Slimani, est banquier ; sa mère est médecin ORL). En 1999, elle gagne Paris pour ses études. Diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris, elle s’essaie au métier de comédienne (Cours Florent), puis se forme aux médias à l’École supérieure de commerce de Paris. Elle est engagée au magazine Jeune Afrique en 2008 et y traite des sujets touchant à l’Afrique du Nord. En 2014, elle publie son premier roman chez Gallimard, Dans le jardin de l’ogre. Le sujet (l’addiction sexuelle féminine) et l’écriture sont remarqués par la critique et l’ouvrage est proposé pour le Prix de Flore 2014.

Diplômée de l’EDHEC (École des Hautes Études Commerciales du Nord) en 1993, Pascale Boeglin-Rodier obtient un DESS de Gestion des Institutions Culturelles à Paris-Dauphine en 1994. Elle intègre l’A.F.A.A. (Association Française d’Action Artistique) - Ministère des affaires étrangères en tant que chargée de mission. Après avoir travaillé auprès de Daniel Toscan du Plantier, elle rejoint en 1999, l’équipe du Théâtre national de Chaillot en tant qu’administratrice adjointe, sous la direction de Jérôme Savary. En 2001, elle devient administratrice du Théâtre national de l’Opéra-Comique toujours sous la direction de Jérôme Savary (2000-2007) puis de Jérôme Deschamps (2007-2015). En 2010, elle quitte Paris pour Toulon et devient directrice générale du nouveau Théâtre Liberté avec les frères Berling. En 2015, suite à l’obtention du label scène nationale, elle est nommée codirectrice du théâtre avec Charles Berling.

Architecte diplômée de l’École d’architecture de Marseille Luminy, Corinne Vezzoni fait ses débuts dans l’agence de Mario Fabre, cabinet emblématique de l’architecture moderne en région PACA. En 2000, elle crée avec Pascal Laporte l’agence Corinne Vezzoni et associés. En 2007, Maxime Claude les rejoint. Chargée de cours à l’Université de Provence pour le Master d’aménagement et d’urbanisme depuis 2006, enseignante-invitée au sein de l’école Polytechnique de Marseille Château-Gombert depuis 2009. Elle participe aux réflexions du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) en qualité de membre invité dans le cadre de la commission Prospective, sur les thèmes de « L’union pour la Méditerranée » et des « monnaies locales ». Corinne Vezzoni est promue marraine de la première promotion HMOP à l’école d’architecture de Luminy, de la promotion 2009-2012 de Polytech ainsi que des promotions 2005 et 2010 de l’Ordre des Architectes de Corse. Ses activités d’enseignement l’ont également conduite à Sienne dans le cadre de l’International laboratory of architecture and urban design (Ilaud 1998), et à Venise pour les rencontres internationales de la Biennale de Venise (2006 et 2008). Corinne Vezzoni est souvent mandatée en tant qu’architecte juré : Ordre des architectes, Syndicat des architectes, Prix national AMO en 2005 et 2007, prix BMW, Prix Axa Art, Prix de l’Equerre d’Argent, Prix CAUE. Présidente du jury de l’Ordre des architectes du Languedoc Roussillon « 40 années d’architecture », elle siège aussi au jury de sélection pour le recrutement des enseignants des Écoles d’architecture pour le ministère de la Culture. Depuis juin 2011, elle est membre titulaire à l’Académie d’architecture. En 2013, elle est nommée Chevalier des Arts et des Lettres par la Ministre de la Culture.

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