Le Liberté La saison

Sophie Calle - Histoires vraies

Hall du théâtre

Entrée libre

Remerciements à la Galerie Perrotin, à l'encadreur Circad et au laboratoire photo Janvier 

Sous la forme d’installations, de photographies, de récits, de vidéos et de films, Sophie Calle construit, depuis plus de vingt ans, des situations où elle se met en scène sur un mode autobiographique et selon des règles précises. La série Histoires vraies offre une vue globale sur le travail de Sophie Calle. Entamée en 1988 avec Le portrait elle compte aujourd’hui un total de quarante et une œuvres. 

Chaque œuvre est constituée de deux éléments, un texte et une photographie, l’un ne fonctionnant pas sans l’autre. Le texte donne une valeur secondaire à l’image mais celle-ci permet de pénétrer visuellement dans la narration. Le dispositif de Sophie Calle est à la fois simple et complexe : une action, un texte et des images qui valent comme preuves de l’univers intime de l’artiste mis à nu.

Depuis la fin des années 1970, Sophie Calle associe l'image et la narration, son travail organise de façon méthodique un dévoilement de la réalité, la sienne ou celle des autres, tout en laissant une part contrôlée au hasard. Le thème de l'absence est central dans son œuvre. Elle expose dès le début dans des galeries et musées internationaux. Une exposition majeure intitulée À suivre lui est consacrée en 1991 à L'ARC/Musée d'Art moderne de la Ville de Paris.
En avril 2001, elle a présenté à la Galerie Perrotin Vingt ans après, un projet qui réactive celui de La Filature (1981) : « Selon mes instructions, ma mère s’était rendue a l’agence « Duluc. Détectives privés ». Elle avait demandé qu’on me prenne en filature. L’enquête s’est déroulée le 16 avril 1981. Vingt ans après, à la requête d’Emmanuel Perrotin, un détective privé de l’agence Duluc m’a suivie le 16 avril 2001. » En 2003, une rétrospective de Sophie Calle, intitulée M'as-tu vue, est organisée au Centre Pompidou (puis au Martin-Gropius-Bau, Berlin, à l'Irish Museum of Modern Art, Dublin et au Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aachen, Allemagne). Lors de la Biennale de Venise en 2007, pour son projet Prenez soin de vous, Sophie Calle invite des femmes à interpréter un email de rupture. L'artiste orchestre ces interprétations en combinant textes, photographies et vidéos. Cette exposition a ensuite circulé à la Bibliothèque Nationale de France et dans une vingtaine de musées à travers le monde. Plus récemment, Rachel, Monique traite de la mort de sa mère. Différentes versions ont été exposées au Palais de Tokyo (2010), au Festival d'Avignon en 2012, à l'Episcopal Church of the Heavenly Rest, à New York en 2014, et au Castello di Rivoli à Turin, MAdRE en 2015. L'exposition Last Seen, récemment montrée au Isabella Stewart Gardner Museum de Boston, est un écho à celle éponyme de 1991, également en correspondance avec les collections du musée.
En 2010, Sophie Calle a reçu le prix Hasselblad pour la photographie. 
Une exposition personnelle, Pour la dernière et pour la première fois, se tiendra au Nagasaki Prefectural Art Museum, Nagasaki, Japon du 2 février au 21 mars 2016.