Le Liberté La saison

Calek

Salle Albert Camus

Durée : 1h05

D’après les mémoires de Calek Perechodnik
Traduction Paul Zawadzki
Adaptation Charles Berling et Sylvie Ballul

Avec Charles Berling

Un homme aux avant-postes des horreurs de l’Holocauste : première adaptation à la scène de ce texte bouleversant d’un Juif Polonais, qui bouscule nos coupables passivités.

Assister au départ de sa femme et de sa fille, ignorant qu’elles seront supprimées à Treblinka, comme 8 000 autres Juifs de la ville d’Otwock en Pologne. Ne rester qu’en compagnie de fantômes, auxquels on se confie pour ne pas devenir fou. Comment y survivre ? Comme des millions de victimes broyées par l’horreur systématisée des nazis, Calek Perechodnik s’est tu. Mais le 7 mai 1943, se sachant perdu, l’homme décide de tout livrer à son journal, comme une purge quotidienne devant l’insoutenable. Un récit-bouteille à la mer pour tenter de sauver l’humanité, malgré elle, et se sauver soi-même de n’avoir rien fait. Ou trop tard…
Un homme seul au ban de la société, une confession, une situation de survie désespérée : après Dreck (repris cette saison au Liberté), Charles Berling fouille à nouveau les zones incertaines de l’humanité, le moment où tout bascule. Sauf qu’ici, rien n’est fiction… Le témoignage de Calek Perechodnik s’est révélé d’une grande valeur historique : le récit déposé au Mémorial de Yad Vashem en Israël reste à ce jour peu connu du grand public. Pour Charles Berling, Calek apparaît comme un défi de théâtre, une expression essentielle et courageuse pour tenter d’endiguer les nouvelles barbaries naissant sous nos yeux.

Scénographie Christian Fenouillat
Musique György Ligeti
Assistante à la mise en scène Léa Ortelli

Production Théâtre Liberté

Source du manuscrit Yad Vashem, the Holocaust Martyrs’ and Heroes’ Remembrance Authority, Jérusalem

AUTOUR DU SPECTACLE

Rencontre avec Charles Berling et Cyprien Fonvielle, directeur du Site-Mémorial du Camp des Milles, à l’issue de la représentation